WAHIS & Bases pays

Le point sur les bases de données zoosanitaires nationales et formation avancée WAHIS et WAHID pour l’Afrique de l’Ouest

CRSA de Bamako, 06 – 10 octobre 2008.

Participants :
les Délégués OIE et les points focaux du Bénin, Burkina, Cap vert, Côte d’ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Liberia, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, et Togo

Invités :
USAID, EISMV

Intervenants :
Akiko Kamata (FAO EMPRES Rome)
Arnaud Le Menach (FAO EMPRES Rome)
Frédéric Poudevigne (FAO ECTAD - CRSA Bamako)
Nicolas Denormandie (OIE CRSA Bamako)
Karim Ben Jebara (OIE Paris)
Daniel Chaisematin (OIE Paris)
Abdoulaye B. Niang ( Rep. Reg. OIE Afrique)
Oumou Sangare (UA/IBAR CRSA Bamako)
Zacharie Campaore (UA/IBAR CRSA Bamako)

Avec le développement des échanges régionaux et internationaux, la mise en place de zones de libre échange et la complexité des filières de production, la notion de maladies transfrontalières animales est plus que jamais une réalité. Ces maladies parfois négligées de par leur endémicité n’en sont pas moins une contrainte majeure pour une production animale abondante et saine.
La notion « One world one health (un monde une seule santé) » des nations unies a mis en lumière et reconnue la santé animale dans toute son importance et les services vétérinaires comme un bien public.
Enfin, à l’heure ou la flambée des prix fait ressurgir l’ombre d’une crise alimentaire majeure, les productions animales nationales soutenues par la santé animale prennent toute leur importance.

Dans nos pays ou la situation zoosanitaire est hélas toujours préoccupante il est important d’une part de mettre en place des mesures de suivi, de contrôle, voire d’éradication des maladies principales, d’autre part, de veiller à ce que les progrès chèrement acquis ne soit pas abandonnés  [1].
La vigilance et l’épidémiosurveillance sont, avec le contrôle des échanges transfrontaliers et la biosécurité des filières, des éléments fondamentaux dans la prévention la lutte et le contrôle des maladies animales prioritaires. Ils constituent aussi la base de tout programme cohérent en matière de santé animale.
Enfin, les pays membres de l’OIE devraient considérer le rapportage et les notifications officielles comme prioritaires, activités rendues difficiles en l’absence de réseaux d’épidémiosurveillance actifs  [2].
Cet atelier était organisé par la Représentation Régionale de l’OIE pour l’Afrique, en étroite collaboration avec le siège de l’OIE à Paris, et l’Unité Régionale FAO ECTAD de Bamako. Il était précédé de deux jours d’échanges sur les bases de données nationales, visant à capitaliser les acquis. Il s’agissait aussi de présenter la nouvelle version TADinfo java de la FAO, le bilan et l’avenir de la base ARIS développée par l’UA-IBAR durant le PACE, et des autres bases de données existantes dans la sous régions, leurs potentialités et leur pérennité ainsi que les possibilités qu’une passerelle avec l’outil WAHIS.

Le système de rapportage officiel mis en place par l’OIE, est un outil dont la qualité et l’utilité est reconnue de tous. Il est évident que ces rapportages seront d’autant plus nombreux et efficaces s’ils sont soutenus par un travail de suivi et de surveillance capitalise dans ces bases de données.
A ce jour, chaque pays utilise des logiciels variés pour exploiter leurs données nationales, dont la pérennité de maintenance est variable, d’où la confusion trop souvent constatée sur l’amalgame effectué entre ces bases de données nationales et la base de données mondiale (universelle) de l’information zoosanitaire que représente WAHIS.

[1] Avec la fin des activités du PACE, les réseaux nationaux d’épidémiosurveillance en Afrique de l’Ouest et du Centre ont perdu un soutient technique et financier d’importance. Si certains pays ont pu bénéficier d’un apport direct ou indirect au travers des activités de projets de santé animale tels que ceux sur l’influenza aviaire hautement pathogènes, d’autres ont vu leurs activités de surveillance et de vigilance se réduire dangereusement ou même s’arrêter faute de moyens humains et matériels

[2] Autre conséquence de la fin de cet important programme : les bases de données zoosanitaires nationale qui permettent de capitaliser les effort fournis, de suivre l’évolution des principales maladies dans le pays, et d’appuyer un argumentaire de qualité envers les bailleurs, ont aussi subi la fin d’un soutient technique et financier vital




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