Présentation du RESEPI

Avec la fin des activités du PACE, les réseaux nationaux d’épidémiosurveillance en Afrique de l’Ouest et du Centre ont perdu un soutient technique et financier d’importance. Si certains pays ont pu bénéficier d’un apport direct ou indirect au travers des activités de projets de santé animale tels que ceux sur l’influenza aviaire hautement pathogènes, d’autres ont vu leurs activités de surveillance et de vigilance se réduire dangereusement ou même s’arrêter faute de moyens humains et matériels.

La vigilance et l’épidémiosurveillance sont, avec le contrôle des échanges transfrontaliers et la biosécurité des filières, des éléments fondamentaux dans la prévention la lutte et le contrôle des maladies animales prioritaires. Ils constituent aussi la base de tout programme cohérent en matière de santé animale. Enfin, les pays membres de l’OIE devraient considérer le rapportage et les notifications officielles comme prioritaires, activités rendues difficiles en l’absence de réseaux actifs d’épidémiosurveillance.

la libre circulation des biens et des personnes, dans le cadre des communautés économiques, représente un facteur de risque en matière d’épidémiologie des maladies animales transfrontalières et la nécessité d’harmoniser la surveillance de ces maladies au niveau régional devient impérative.
Un Réseau régional des réseaux d’épidémiosurveillance nationaux : « RESEPI » dont la mise en place, l’animation et le suivi technique pourront être appuyés par l’unité régional FAO ECTAD au Centre Régional de Santé Animale de Bamako, en concertation avec les pays membres et les communautés économiques concernées, permettra d’assurer une harmonisation des mesures prises au niveau national. Le RESEPI permettrait aussi un échange d’informations stimulant pour les réseaux nationaux et les services vétérinaires, et représenterait un cadre idéal pour la mise en place de programmes régionaux de lutte et contrôle des maladies prioritaires.
La naissance récente d’un réseau régional des laboratoires vétérinaires de diagnostic (RESOLAB) lancé par l’unité ECTAD de Bamako, constitue une base solide pour soutenir les activités de surveillance et de vigilance, la relation entre le laboratoire de diagnostic et les réseaux d’épidémiosurveillance, pour évidente qu’elle soit, n’en demeure pas moins un point de friction dans de nombreux pays. Les RESEPI et le RESOLAB devront aussi clarifier et fluidifier ces relations cruciales pour le succès des activités.




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