PRIORISATION ? UNE PRIORITE !

Qui trop embrasse mal étreint !

Qui trop embrasse, mal étreint !
Ce vieux dicton n’a rien perdu de sa justesse et peut s’appliquer dans bien des domaines y compris dans le secteur de la santé et de la surveillance des maladies animales.

Les pays de l’Afrique subsaharienne ont pour la plupart le triste privilège d’héberger de très nombreuses pathologies bactériennes, virales, parasitaires… Nos services vétérinaires sont parfois submergés et découragés devant l’ampleur de la tâche et les faibles moyens disponibles …
Par ailleurs les financements extérieurs qui devraient appuyer les programmes de contrôle, sont souvent très orientés vers les urgences du moment dont la pertinence à l’échelle nationale n’est pas toujours facile à comprendre pour les producteurs et acteurs des filières.

Le maître mot (néologisme ou barbarisme, mais bien pratique !) pour aborder cette situation est : PRIORISATION ! En effet, pour permettre la mise en place de mesure de surveillance et de contrôle efficients et efficaces il faut savoir sérier les questions et se concentrer sur les maladies qui répondent à plusieurs critères. De nombreuses Organisations et institutions techniques proposent des outils pour aider les Etats à choisir leurs programmes prioritaires. Lors des rencontres organisées par les réseaux régionaux et tout récemment le lancement du RESEPI et du RESOCOM d’Afrique centrale à Douala du 9 au 13 novembre dernier, l’unité FAO ECTAD de Bamako chargée de l’animation et du secrétariat de ces réseaux, a alimenté une réflexion autour de ce thème et vous invite à retrouver la synthèse de ces réflexions dans l’article correspondant sous la rubrique RESEPI.

La priorisation ou hiérarchisation des maladies animales, résultant de plusieurs critères, et leur classification en 4 catégories (Tactiques, Stratégiques, Zoonotiques et Emergentes) permet aux Etats de définir des stratégies de surveillance, de lutte et de contrôle réalistes et réalisables et aux partenaires, d’identifier facilement des axes d’appui bien argumentés et structurés.

La réponse de la FAO à vos priorités nationales est comprise dans les Plans Nationaux de Priorités à Moyen Terme pour la Santé Animale (NMTPP-AH).

La même réflexion et la même politique de priorisation doivent pouvoir s’appliquer aux réformes et améliorations des services vétérinaires selon les lacunes et besoins identifiés par l’outil PVS [1] de l’OIE.

[1] perfomances des services vétérinaires




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