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Bilan 2008
Sommaire
L’année 2008 à été décidemment une année d’intense activité régionale pour les réseaux et le lancement de plusieurs programmes dans les diverses composantes de notre mission. Par ailleurs, l’Unité Régionale FAO/ECTAD au CRSA de Bamako, a pu compléter son équipe technique et opérationnelle, et construire un organigramme efficient.
ACTIVITES REGIONALES
RESOLAB
Le réseau régional des laboratoire vétérinaires de diagnostique a déjà un an et la deuxième réunion annuelle qui s’est tenue à Bamako en décembre dernier a clairement montré les progrès réalisés : les trois groupes définis en 2007 ont amélioré leurs installations, complété leurs équipements et reçu des formations appropriées (groupe 2 et 3). Par ailleurs, le premier test inter-laboratoires organisé en Afrique de l’Ouest et du Centre a été un succès : les résultats ont été globalement satisfaisants (les résultats bientôt sur ce site) néanmoins, ces tests ont aussi mis en lumière des lacunes qu’il reste à combler avant de pouvoir parler d’une véritable harmonisation dans un groupe de même niveau. Au travers de notre site, (www.fao-ectad-bamako.org ), un flot d’informations spécifiques et des échanges illustrent et animent le concept de réseau. Le personnel technique des laboratoires s’est rencontré au moins deux fois cette année et des liens d’amitiés durables se sont tissés pour briser la déprimante impression d’isolement auquel peuvent faire face les laboratoires les moins fortunés.
Les principaux problèmes identifiés, en fonctions des spécificités nationales, sont : le manque de ressources humaines, l’absence de budget national pour les dépenses courantes des laboratoires, (frais généraux et intrants de base), la nécessité d’une stratégie de surveillance pour procurer un nombre régulier d’échantillon sur les maladies prioritaires, et enfin le besoin crucial de services de métrologie pour le calibrage des appareils de mesure sophistiqués et la fiabilité des résultats.
RESEPI
Le réseau régional des systèmes d’epidemiosurveillance nationaux a complété son évaluation et ses formations sur la préparation et la réponse aux foyers d’IAHP grâce aux exercices de simulation en salle. Exercices organisés en 2007 pour L’Afrique de l’Ouest francophone à Bamako et Anglophone à Accra. Une session spéciale a réuni tous les pays lusophones à Praia et, pour finir, Douala a accueilli la dernière session pour l’Afrique Centrale (Oct. 2008). Ces simulations fondées sur un scénario réaliste et mis en place sur une maquette de grande échelle ont fait réaliser aux services vétérinaires la nécessité de la coordination entre services techniques, autorités territoriales et services de protection civile pour assurer une réponse rapide et efficace en cas de foyer de grippe aviaire (ou de toute autre maladie transfrontalière). L’information relative à ces ateliers est disponible sur ce site. Le RESEPI a tenu sa première réunion formelle à Bamako en décembre 2008 en parallèle avec le RESOLAB et les membres ont approuvés les activités réalisées. Le rôle stratégique et politique des communautés économiques régionales (REC) CEDEAO UEMOA etc. et le leadership technique des CRSA ont été confirmés.
Suivant les recommandations du RESEPI, la mise en place de bases de données zoosanitaires nationales harmonisées a été encouragée et de nouvelles conditions d’obtention du logiciel TADinfo on été proposées. En Juin 2008, L’atelier OIE FAO IBAR sur l’outil WAHIS et les bases de données nationales a permis de présenter ces nouvelles conditions d’obtention et d’animer la réflexion sur cette thématique importante Juin 2008. Grâce à ce dispositif, les pays suivants utilisent ou vont tout prochainement utiliser TADinfo pour organiser, suivre et capitaliser leurs activités d’épidémiosurveillance. (Nigeria, Ghana, Burkina Faso, Bénin, Togo, Mali, Niger, Gambie, et la Guinée Bissau).
Pour traiter des risques spécifiques liés au commerce et aux échanges sous régionaux des réunions transfrontalières on été organisées en collaboration avec L’UEMOA et la CEDEAO, le RESEPI et le RESECOP (Réseau Socio Economie de la production et santé animales) ont proposé un modèle harmonisé et sécurisé de Certificat Sanitaire pour le transport de la volaille et des produits avicoles.
Enfin, la FAO lance un important programme à la fois national et régional pour déterminer des plan de priorités à moyen terme en santé animale (National Medium Term Priority Plan for Anima Health : NMTPP-AH). Ces documents ressembleront, en fait, à un portfolio, réunissant des notes conceptuelles, qui soutiendra l’action de plaidoyer auprès des bailleurs de fonds. Le premier exemple finalisé est celui de l’Afrique des grands lacs et de la RDC.
RESECOP
L’unité Socio économique de production et de biodiversité de la FAO ECTAD et le réseau régional « Socio économie de la production et santé animale » (RESECOP) se concentrent sur trois thèmes jouant un rôle clé dans la lutte contre l’influenza aviaire :
Une analyse globale de la filière avicole pour évaluer les risques et les impacts
La gestion plus efficace des échanges nationaux et transfrontaliers
L’amélioration de la biosécurité dans la filière
L’importance de posséder des données fiables et mises à jour sur la production avicole et la filière est maintenant acceptée et en plus de la revue du secteur avicole effectuée dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest, le Togo, le Ghana, le Burkina Faso et la Cote d’Ivoire ont bénéficié d’études spéciales sur les filières. Le recensement du secteur commercial avicole au Mali s’est déroulé grâce à un stage professionnel de 6 mois pour l’obtention d’un master. Enfin, au Burkina Faso, une méthodologie statistique a été étudiée pour le recensement de l’élevage traditionnel.
Conformément aux recommandations de plusieurs ateliers transfrontaliers, un certificat sanitaire harmonisé pour le transport des volailles et produits avicole, a été proposé, amendé et adopté pour un test pilote dans les pays de la CEDEAO. Ce certificat devrait améliorer la surveillance et la traçabilité des échanges transfrontaliers.
En collaboration avec l’USAID et STOP AI, une série de formations sur la biosécurité a été organisée pour des groupes de pays partageant les mêmes frontières, les mêmes situations épidémiologiques ou la même langue. Le guide pratique réunissant les principales recommandation pour la biosécurité des marchés de volailles vivantes, élaboré à partir de l’exemple de la Cote d’Ivoire, sera prochainement décliné dans des formats et présentations adaptés aux publics cibles.
Le RESECOP travaille aussi à améliorer les échanges d’informations et encourager la mise en place de plateformes interprofessionnelles dans le secteur avicole (ex : UOFA:Union de Organisations de la Filière Avicole de l’UEMOA).
RESOCOM
La communication joue un rôle transversal et universel dans les activités liées à la santé animale. En 2008 une équipe de communication a été constituée et ce site Internet a été lancé pour appuyer les activités de mise en réseau et le partage des informations techniques spécifiques à la sous région. Le RESOCOM (réseau Régional de communication pour la santé animale) lancé en janvier 2008 durant un important atelier technique (Dakar janvier 2008), travaille sur les questions de communication au sein des services vétérinaires et la participation des ces services vétérinaires aux plans nationaux de communications. Ainsi les directeurs de services vétérinaires ont compris et adopté trois notions importantes :
La communication a trois facettes : la gestion de l’information, la communications sociale, et la visibilité,
La Communication est un travail d’équipe interdisciplinaire,
Le dialogue entre secteur privé et public est essentiel pour une communication efficace et efficiente.
La méthodologie pour obtenir des messages clairs et bien ciblés et la constitution de cellules de communication mixtes au sein des services vétérinaires ont été les deux principales actions dans les pays membres du réseau.
ACTIVITES NATIONALES SPECIFIQUES
Certains pays cibles ont vu la continuité ou le démarrage d’actions spécifiques telles que la réhabilitation des capacités de diagnostic de bases pour les laboratoires du Sierra Leone et du Liberia, et la mise en place de méthodes plus avancées (PCR) au Burkina et au Bénin. Dans le cas du Sierra Leone (Laboratoire vétérinaire de Teko), une mission de trois semaines effectuée par des experts du Laboratoire Central Vétérinaire du Mali a permis l’installation des équipements et la formation du personnel local. La contribution de la Suède, sous forme d’expertise, viendra compléter ces formations.
Au Nigeria : L’epidemiosurveillance active des marchés de volaille vivante a été organisée efficacement et a permis de détecter un souche nouvelle de H5N1 sur un canard sain. Au TOGO le centre de management des crises de santé animale FAO CMC-AH et l’ECTAD ont participé à la réponse rapide et aux questions d’indemnisation face au nouveau foyer de IAHP apparu à Agbata. Après les importants foyers de charbon bactéridien de l’année 2007, la FAO a lancé un projet TCP de 9 mois avec, en perspective, la conception d’un projet sous régional de control progressif du charbon bactéridien. En cote d’Ivoire, une autre mission CMC /ECTAD Bamako a permis l’évaluation de la situation préoccupante dans le nord en matière de santé animale. Au Sénégal, la situation de la peste équine endémique a été évaluée par une équipe pluridisciplinaire. Enfin, l’Unité Régionale FAO/ECTAD au CRSA de Bamako participe activement à la réflexion globale sur les questions de santé animale (TADs) et le futur rôle des CRSA.
CONTRAINTES ET RECOMMANDATIONS
Une meilleure connaissance de l’influenza Aviaire hautement pathogène a conduit à une meilleure biosécurité des élevages et une plus grande efficacité sur les systèmes d’alertes précoces. Cette année, les foyers ont été moins nombreux en Afrique de l’Ouest et du Centre et plus rapidement détectés et contrôlés. La publicité autour de l’IAHP est donc moins fréquente et moins sensationnaliste. Par ailleurs l’attention des bailleurs est attirée par d’autres problématiques, telles que la crise économique et la hausse des prix agricoles… Le manque de fonds disponibles pourrait donc remettre en question nos activités à moyen ou long terme.
Des maladies enzootiques importantes (y compris des zoonoses) se voient négligées par ignorance de leur impact socio économique réel. La mobilisation des gouvernements et des communautés économiques régionales est cruciale pour éviter le manque de moyen et d’énergie à mobiliser sur ces maladies.
Les Unités Régionales FAO/ECTAD des CRSA pourrait donc organiser et suivre des études d’impacts spécifiques et aider les autorités à élaborer des requêtes bien argumentées.
cordialement,
Le Coordonnateur Régional et l’Equipe ECTAD Bamako
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